D.2 – L’émergence d’un second pôle: l’Ecosse ?
Déjà perçue en 1997 par Catherine Millet comme un
« réservoir d’énergies créatrices [1] »,
l’Ecosse a su – en moins de dix ans – affirmer son intérêt tout particulier pour
les new media arts. De nombreuses
institutions proposent des expositions ainsi que des festivals spécialisés
(dans la seule ville d’Edinburgh, nous pouvons signaler le rôle moteur de la
Fruitmarket Gallery, du National Museum of Scotland et du New Media Scotland).
Depuis novembre 2000, Edinburgh dispose d’un
prestigieux institut d’enseignement dispensant un apprentissage du multimedia
et du design. Annuellement, l’Université Napier (School of Design and Media
Arts) forme cinq cents (post)doctorants aux sciences de l’industrie creative
ainsi qu’à la philosophie des nouveaux médias (apprentissage de la critique
théorique et définition de nouveaux champs de recherches).
Depuis 2001, le Fonds Alt-W [2] offre des bourses – de deux mille à deux mille cinq
cent livres – aux web-artistes (ainsi qu’aux designers, vidéastes/cinéastes,
musiciens et concepteurs de logiciels) écossais qui expérimentent dans le champ
du Net-Art interactif. Chaque année, Alt-W lance un concours (la troisième
édition fut arrêtée le 30 janvier 2004). Les projets sont départagés en
fonction de la qualité, de l’originalité, des compétences de l’artiste ainsi
que du degré d’exploitation des ressources offertes par le Web [3].
Divers partenariats conclus avec des institutions nationales (Scottish Screen,
Scottish Enterprise) et locales (Dundee City Council, Dundee College, Abertay
University and the School of Television at the University of Dundee) permettent
aux boursiers de facilement avoir accès aux équipements existants en Ecosse.